Journées Toulousaines de Biologie Médicale
Bioqualité

 

L'EDITO DU PRESIDENT (11 Octobre 2012)



De qui se moque-t-on ou la persécution d’une profession exemplaire

 

Chers confrères,

 

Alors que cette année les dépenses de biologie sont en baisse, on apprend

que le ministère du budget fait pression sur la CNAM pour diminuer de 150

millions d’euros le budget de la biologie, et voudrait mettre en place un

plan quinquennal de 800 millions d’économie.

Entre un petit président victime des lobbies industriels et financiers qui

nous a rajouté 19 milliards de taxes diverses, et un président normal

réfugié dans des dogmes des années 70 qui nous en a mis 17 pendant l’été et

en mettra au moins 20 de plus l’année prochaine, nous accumulons les mauvais

coups; et la délégation du budget aux mains d’un spécialiste de l’implant

capillaire (tarifs hors convention bien sûr) ne pouvait que nous nuire un

peu plus.

De qui se moque-t-on? 

Mais comment être surpris dans un pays où le financement des prestations

sociales de tous ne repose que sur le travail de certains (de moins en moins

nombreux)?

Dans un pays où le seul remède miracle pour créer des emplois, c’est de

taxer encore un peu plus les entrepreneurs?

A-t-on réfléchi combien coûterait la suppression d’un quart des effectifs

dans la biologie?

Pour la première fois depuis bien longtemps (1989 avec la création de la

Fédération des Biologistes de France), un programme d’action se met en place

en fédérant tous les acteurs de notre métier, syndicats professionnels,

associations régionales, mais également groupements professionnels tels que

BIOMNIS, CERBA, LABCO, NOVESCIA, UNILABS ET LABSTER...

Ces différentes instances se structurent autour de la PEP : Plateforme

d’Exercice Professionnel dont vous trouverez le communiqué de presse

ci-joint et dont le seul but est de se battre sur les tarifs des analyses.

Il faut rendre hommage à Richard Fabre d’avoir été un acteur majeur dans la

création de cette action.

Un certain nombre d’actions est envisagé, avec tout d’abord l’occupation du

terrain médiatique, puis une action sur les télétransmissions et enfin des

fermetures ciblées des laboratoires au moment des JIB.

Quelles que soient nos sensibilités, il est important qu’à un moment toute

la profession puisse dire NON ÇA SUFFIT d’une seule voix.

C’est pour cela que je vous demande de tous participer aux campagnes des

prochains jours.

Nous ne manquerons pas de vous diffuser toutes les informations dont nous

disposerons et comptons sur votre soutien.

 

Bien confraternellement

 

Jean-Marc GANDOIS

Président de l'ABMP